09 juillet 2018 ~ Commentaires fermés

Deuxième journée strasbourgeoise

Les réactions post-traumatiques sont souvent imprévisibles, mais, dans les jours qui suivent l’évènement,  il fait bon être zombie.

Les personnes très âgées demandent beaucoup d’écoute et d’attention, la patience à leur égard doit être sans bornes et sans limites.

Face aux octa et nonagénaires, on oublie sa propre personne, et tant que ces vénérables êtres distinguent le ‘ bonhomme ‘ vert du rouge pour traverser la route, il faut obtempérer et attendre son tour même s’il n’y a pas un seul véhicule à deux cents mètres à la ronde…

Se contenter de préciser les dates et de rappeler quel jour nous sommes quand c’est utile et surtout quand cela est nécessaire…

Laisser dire, laisser parler…

La tendresse et  l’affection sont de mise  et l’humour en partage. Dérision et auto-dérision permettent de passer de délicieux moments de complicité.

§§§

Puis, aller voir les arbres

Aller leur rendre visite et les saluer.

Les photographier

Les arbres de la place de la République sont à tous points de vue remarquables. On cite souvent les Ginkgos biloba, mais d’autres espèces moins imposantes ont également charme et joli port.

La place de la République de Strasbourg est une petite merveille;

Les cinq bâtiments qui entourent ce petit jardin sont prestigieux et ont tous une histoire. Les marques de l’influence de l’architecture allemande sont visibles.

[...]

L’endroit est paisible.

Les appareils photo crépitent.

Seuls les ‘grand angle ‘ permettent de saisir le côté grandiose du site.

Le silence est appréciable, bienvenu.

Chaque heure est une petite victoire remportée sur la passivité.

Subir mais rester vivant.

Rester vivant en attendant des jours meilleurs.

En attendant de pouvoir réagir, en attendant que l’aboulie soit moins pesante…

§§§

La télé tient compagnie aux personnes âgées ; souvent, elle les accompagne toute la journée. Elle est, à certains égards, une autre ‘auxiliaire de vie ‘.

Mais la télé abrutit, abêtit, bêtifie lorsqu »elle est regardée à l’excès. C’est une drogue ‘subliminale ‘. Un médicament sans bonne posologie. Le problème est le sens critique et son annihilation.

Toutefois, tant que le ‘ petit bonhomme est rouge, il ne faut pas traverser ‘ , la patience et la tolérance sont là pour classer le ‘reste’ comme futile ou bonus, selon…

***

Lundi 9 juillet 2018 – mmz – Publié vers 20h 40.

 

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